Je t'attendais
En faisant le ménage de mon porte-feuille, j'ai trouvé les cahiers d'écolier où j'ai écrit mes premiers powèmes. À l'occasion, et si vous êtes fins, j'en placerai dans L'Aboyeur.
Avec le recul, je réalise que ces textes font parti d'une période que je pourrais qualifier de romantico-romantique, une époque où la femme et l'amour occupaient une grande place dans ma vie. Avec le temps, les priorités changent....
Le texte qui suit à été écrit alors que j'avais 20 ans et la moitié de toutes mes dents....
Je t'attendais
Comme le jour attend la nuit
et qu'aujourd'hui attend demain.
Comme l'herbe attend la pluie
et que le commencement attend la fin.
Je t'attendais...
Comme la phrase attend le point
et que le feu attend le bois.
Comme la terre attend le grain
et que le Christ attend la croix.
Je t'attendais...
Comme la fleur attend l'abeille
et que l'hiver attend le printemps.
Comme le sommeil attend le réveil
et que l'aimée attend l'amant.
Je t'attendais...
Comme la voile attend le vent
Et que la plage attend la vague.
Comme la mère attend l'enfant
Et que le doigt attend la bague
Je t'attendais
Comme celui qui attend le train
Et la chanson son refrain.
Comme on attend un coup d'main
Parfois un sourire du destin
Je t'attendais, je t'attendais
Mais je m'en vais, j'en m'en vais
Je n'attendrai plus jamais
Je n'attendrai plus jamais.

Comme le jour attend la nuit
et qu'aujourd'hui attend demain.
Comme l'herbe attend la pluie
et que le commencement attend la fin.
Je t'attendais...
Comme la phrase attend le point
et que le feu attend le bois.
Comme la terre attend le grain
et que le Christ attend la croix.
Je t'attendais...
Comme la fleur attend l'abeille
et que l'hiver attend le printemps.
Comme le sommeil attend le réveil
et que l'aimée attend l'amant.
Je t'attendais...
Comme la voile attend le vent
Et que la plage attend la vague.
Comme la mère attend l'enfant
Et que le doigt attend la bague
Je t'attendais
Comme celui qui attend le train
Et la chanson son refrain.
Comme on attend un coup d'main
Parfois un sourire du destin
Je t'attendais, je t'attendais
Mais je m'en vais, j'en m'en vais
Je n'attendrai plus jamais
Je n'attendrai plus jamais.

Commentaires
Gilles le 23/09/2007 à 15:09:23Très beau poweme Denis. Je pense que tu as bien fait de garder ces textes, c'est toujours très intéressant de pouvoir lire comment on se sentait à une certaine époque, malheureusement, avec la manie du jetable, on se débarasse souvent de ce genre de choses. Bravo les archives.
Denis le 24/09/2007 à 21:17:20
Merci de ton commentaire Gilles ! Il est apprécié...
Jessy le 04/10/2007 à 16:48:36
Dans un mois, ça va faire 17 ans que l'on se connaît, j'ai évidemment lu et entendu plusieurs de tes écrit. Je ne connaissais pas ce texte, c'est le fun de lire ce que tu écrivais à l'époque. Tu étais déjà bon à 20 ans. Wow!