Une critique invisible ?




Richard Desjardins a lançé, le 27 octobre, son deuxième documentaire ayant pour titre Le peuple invisible. Le document porte sur les Algonquins, leur histoire et les conditions de vie misérables d'une majorité d'entre eux.

Je n'ai pas vu le documentaire mais seulement quelques images au Téléjournal de Radio-Canada, des images montrant des gens obèses dans des maisons délabrées. On entend aussi quelques intervenants réclamer un meilleur partage des richesses se trouvant sur leur territoire, de nouvelles maisons.

Concernant l'habitation, il n'est pas politiquement correct de dire  que plusieurs devront apprendre à entretenir leur maison. Il n'est pas politiquement correct de dire qu'après seulement quelques années, certaines maisons neuves dans certaines communautés autochtones auraient l'air d'être laissées à l'abandon.

Il est indéniable que ce peuple a subit de la part des blancs des injustices qui n'ont toujours pas été corrigées, entre autres le vol de leurs terres et le génocide culturel qu'ont été les pensionnats.

Cependant, je pense que les problèmes des Anishnabe ne seront pas réglés uniquement par un nécessaire meilleur partage de la richesse, par l'argent. Je ne connaît pas la solution aux problèmes sociaux des algonquins.

Il y a plusieurs années, Richard Kistabish a écrit un texte d'opinion virulent dans le journal La Presse. En bref, il disait aux algonquins de faire un effort, de se prendre en main; il dénonçait les hommes qui se saoulent quotidiennement, qui battent leur femme et commettent des agressions sexuels.Dans la bouche d'un blanc, ces propos auraient été dénoncés, qualifiés de racistes.

L'abus d'alcool, la violence et les abus sexuels sont  également présents chez les blancs, mais demeurent sans commune mesure avec ceux qui existent dans certaines communautés autochtones.

J'ai hâte de voir le documentaire de Desjardins, de vérifier s'il perpétue l'image d'un peuple  encore et toujours
victime des blancs ou s'il fait une place, même minime, à la responsabilité qui lui revient de se prendre en main, à la responsabilité de travailler à briser le cercle infernal de la misère, de la violence et du désespoir.






Article ajouté le 2007-11-02 , consulté 89 fois

Commentaires


Daniel Gagné le 07/11/2007 à 23:54:38
Tu as raison, il n'est pas politiquement correct d'alimenter les préjugés en visant vers le bas.

À Kitzigan zibi, (Maniwaki les Algonquins ont eut la chance d'échapper aux pensionnats de blancs; ils ont aussi conservé un bonne partie de leurs terres, ce qui a permit un développement très proche de celui des communautés blanches. Ils ont des Home Harware, des maisons de riches, des pelouses, des autos neuves, des écoles, des édifices communautaires remarquables, etc.
Bref, ils vivent comme nous. Quand on est moins coincés on devient plus humain, que prisonnier.
Elle est là la différence; elle ne réside pas dans le teint de la peau.

Quant à l'alcoolisme, la violence familiale et les agressions sexuelles, suffit de lire le journal de Montréa,l pour se convaincre qu'ils sont loin d'en avoir le monopole.

Elle est blanche et catho, la guerre en Irak; comme celle qu'on souhaite organiser en Iran.
Sorcha le 12/08/2008 à 21:40:14
C'est comme un gars qui commet un crime. Deux fois sur trois, y'a quelqu'un pour dire: "C'est pas sa faute, son père buvait, et sa mère s'en occupait pas!"

Que je sache, ce n'est ni le père, ni la mère, qui a commit ce crime-là.

Nous, les Blancs, ont a nos torts, c'est indéniable. Par contre, j'ai jamais vu une bouteille sauter toute seule de la table pour aller se vider dans un gosier, pas plus qu'une main décider toute seule de taper sur une femme ou un enfant. Le véritable racisme, ce serait de croire les autochtones incapables de se prendre en main tout seuls.

Assumons nos propres choix! Y'a plein de travail dans nos villes, venez, si vous osez vous en sortir! Arrêtez de vous cramponner à vos droits ancestraux dont vous ne profitez pas, finalement!

Ceux qui vivent, pour vrai, pas juste pour la parure, de chasse et de pêche, ils n'ont pas de temps pour faire la une des journaux ou figurer dans un documentaire!

Comment voudriez-vous qu'on vous respecte, si vous ne vous respectez pas vous-même!

L'ancien peuple autochtone, peu m'importe de quelle nation il vient, est un de ceux que j'admire le plus. Un peuple fort et fier et sage, d'une sagesse qui nous fait défaut, à nous. Un art d'équilibre entre l'homme et la nature. C'est de ce peuple-là que nos autochtones d'aujourd'hui se réclament.

Alors, mes amis, voici un peu de la sagesse de votre peuple, qu'une blanche vous rappelle:

La seule chose qu'un ne peut enlever à un homme, c'est sa dignité. Mais il peut se l'enlever lui-même...

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