Riches collections de riches
Jamais, au grand jamais, je ne trouverai les mots pour décrire les émotions ressenties devant des chef-d'œuvres de l'art, qu'il s'agisse de peintures, dessins, sculptures...
Je viens de passer quelques heures au Musée des beaux arts de Montréal pour voir l'exposition d'œuvres que de riches collectionneurs ont prêtées au musée.
Y'avait là kek artistes qui ne sont pas des deux de pics: Rembrandt, Renoir, Van Gogh, Matisse, Lemieux, Suzor-Côté... et des peintres dont je n'accrocherais pas les toiles sur les murs de mon garage: Riopelle et Picasso, Picasso le plus grand pillard de l'art africain.
Jamais je ne réussirai à percer le mystère de la technique des grands-maîtres, au grand jamais je ne comprendrai comment on peut avec kek poils d'un pinceau et kek pigments de couleurs réussir à faire naître des sentiments dans le visage de personnages. Comme fait-on pour créer l'inquiétude, la joie ou la tristesse dans les yeux d'un vieux monsieur ou d'une jeune fille ?
Comment fait-on pour que la soie soit de la soie, que le coton soit au coton, la laine de la laine ? Comment fait-on pour maîtriser la lumière jouant sur une coupe de verre, comment fait-on ?????
J'ai aussi revu plusieurs toiles de Marc-Aurel Fortin que j'ai déjà admirées au musée portant son nom, musée qui a fermé ses portes l'année dernière et dont les œuvres ont été transférées au Musée des beaux arts.
J'ai pris le temps de regarder un documentaire consacré à ce peintre aux grands ormes qui est mort en Abitibi, en 1970, au sanatorium de Macamic. Il y est mort à 81 ans, tout fin seul, raide pauvre, pratiquement aveugle, les deux pattes coupées à cause d'un diabète non traité.
Le journaliste lui demande pourquoi il ne vend pas une toile pour finir sa vie dans de meilleures conditions. <<J'en ai même plus une>>, a-t-il répondu. Son gérant et son entourage ont en effet pillé le vieille homme. Dégoûtant....

Commentaires
Daniel Gagné le 06/03/2008 à 05:49:37Comment fait-on pour que la soie soit de la soie, que le coton soit au coton, la laine de la laine ? Comment fait-on pour maîtriser la lumière jouant sur une coupe de verre, comment fait-on ?????
Avec le même talent, de la même manière que tu résumes et exprimes le dégoût devant la traitement réservé à Marc-Aurel Fortin, mais avec un pinceau, stie!