Capitalisme suicidaire



Le budget fédéral présenté hier a été, dit-on, affecté par le ralentissement de l'économie !

Je ne connais rien à l'économie et mon secondaire IV, terminé sans éclats excessifs, devrait m'interdire tout commentaire sur le sujet, encore moins toute tentative d'analyse. Mais étant l'Aboyeur public en chef, voici mon opinion.

Pour moi, un seul mot symbolise tous les maux du capitalisme: la CROISSANCE !

Quand la croissance économique ralenti, on s'inquiète; quand la performance d'une entreprise, c'est-à-dire l'augmentation de ses profits, ne rencontre pas l'objectif prévu, on s'inquiète !

Moi, ce qui m'inquiète, c'est le principe voulant que l'économie et les profits  doivent toujours augmenter, sinon c'est la catastrophe. Je suis convaincu que c'est ce principe de la croissance à tout prix qui condamne le capitalisme à s'effondrer comme l'Union soviétique et le communisme se sont effondrés.

Si je considère cette croissance suicidaire, je comprend par contre ce qui en fait une exigence incontournable de l'économie de marcher. Cette exigence est principalement posée par les actionnaires qui menacent les conseils d'administration de placer leur argent ailleurs si le rendement de leur investissement accuse une baisse ou simplement n'augmente pas.

Cette obligation de croissance des profits explique que les entreprises cherchent par tous les moyens à réduire leurs coûts.

Dans ce système, les employés sont devenus des coûts qu'on doit compresser, d'où ce qu'on appelle les <<délocalisations>>, soit le transfert de la production dans des pays où la main-d'oeuvre est beaucoup moins chère.

Il est évident que ces travailleurs et travailleuses, un jour ou l'autre, vont exiger une amélioration de leurs conditions de vie; il est évident, qu'un jour ou l'autre, nous arriverons au bout de la chaîne où il faudra payer davantage. Qu'est-ce qui arrivera ce jour là ? Aucune idée ! Mais il est certain que les choses iront mal.


Cette croissance de l'économie, du chiffre d'affaires et des profits n'existent pas dans la nature qui, elle, cherche plutôt a atteindre un équilibre et à le conserver. Prenons un marais...C'est un écosystème qui risque de s'effondrer si un des éléments qui le compose, par exemple les grenouilles, sont en forte croissance. Cela aura un impact sur toute la vie du marais dont l'équilibre s'en trouvera menacée.

Est-ce que j'ai tort ou raison ? Le temps le dira et on s'en reparle dans une cinquantaine d'années.







Article ajouté le 2008-02-27 , consulté 50 fois

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