Les Misérables: en mal de mots


Des milliers de lecteurs et lectrices de L'Aboyeur public, dont Gilles pour en nommer un, m'ont demandé si j'ai aimé la comédie musicale Les Misérables que j'ai généreusement accepté de m'offrir pour mes 60 ans.

Pourquoi j'ai attendu avant d'en parler ?  Je ne trouvais pas les mots pour décrire ce spectacle et, plus difficile encore, les émotions ressenties. Je ne pense pas les avoir trouvés mais let's go...

De quoi s'agit-il ?

Les Misérables de Victor Hugo raconte l'histoire de Jean Valjean qui a purgé plusieurs années de prison pour avoir volé un pain...qu'il avait donné à un enfant. Valjean a réussi à refaire sa vie mais...

Depuis sa création il y a une vingtaine d'années, Les Misérables ont été présentés dans une quarantaine de pays et traduit en 21 langues.

52 artistes, chanteurs et musiciens, participent à la version québécoise.

Des dizaines de costumes, plusieurs décors, de nombreux accessoires et des éclairages fabuleux nous plongent dans le Paris des années 1860, parfois enveloppé de brouillard où perce la lueur de flambeaux. Envoûtant !

À quelques reprises, tous les interprètes figent pour former des tableaux  dignes de grands peintres alors que chacun des personnages a été soigneusement éclairé. Fascinant !


Évidemment, ces quelques mots ne rendent pas justice à l'aspect visuel des Misérables.

Alors quoi dire de l'aspect lyrique et musical ?

Gino Quilico est souvent bouleversant dans le rôle de Valjean; même chose pour Alexandre De Granpré dans celui de l'inspecteur Javert. Tous les interprètes font aussi un travail remarquable.

Un détail important a fait que ce spectacle a revêtu pour moi un caractère spécialement spectaculaire. Ma table était installée à une vingtaine de pieds de la scène  pas très haute et légèrement inclinée vers le public. Une vue splendide....

Cet emplacement déjà extraordinaire me permettait aussi de très bien voir les musiciens dans la fosse  située sous la scène. Le chef d'orchestre,  dos à la salle, voyait sur et sous la scène....comme bibi !

Rien n'échappait à mon regard: du peuple dressant des barricades dans Paris au chef d'orchestre fendant l'air de sa baguette, du jeune homme faisant résonner sa paire de timbale aux cuivres qui éclatent, des  mains du pianiste aux va et viens des archets ...

Je suis sortis épuisé et euphorique de ces trois heures de spectacle. Le plus impressionnant auquel j'ai assisté au cours des soixante dernières années....

25 représentations ont rapidement été ajoutées. Si vous ne deviez voir qu'un seul spectacle ce soir, roulez vers Québec même si vous n'avez pas les ailes d'un ange...

En me baladant dans les rues de la vieille capitale, j'ai rencontré monsieur Champlain et sa famille: le père, la mère, la fille et les trois garçons.

À la maison, on trip historique !






Article ajouté le 2008-08-10 , consulté 106 fois

Commentaires



Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " Culture "

Retour aux articles